lundi, 08 octobre 2007
Camping-quart
Moi aussi j'ai vécu un quart de finale inoubliable d'une manière peu banale.
J'ai passée le week-end au fond des Yvelines sous une toile de tente. Je participais à deux jours de "venez on apprends à se connaître" avec les membres de l'association dont je défends les couleurs.
Après avoir monté les tentes, on a effectué une mission repérage d'un PMU capable de recevoir une bonne trentaine de jeunes survoltés.
C'est ainsi que la pression est montée tout doucement. Après l'apéro et les sandwichs qui ont eu un peu de mal à passer pour ma part, on a monté un convoi, direction le pmu de Dourdan, capitale mondiale du monde oval. Une fois sur place on a aménagé notre salle de projection perso avec des rangs et tout et tout et que le spectacle commence.
Alors oui j'avoue, mes mains tremblaient et mon coeur était serré comme jamais. Pfiouu waouu quelle émotion quand j'ai vu cette ligne bleu blanc rouge se dresser, droite et noble à un mètre seulement du redoutable haka gris. Ca a du leur faire drôle aux blacks par rapport aux Italiens qui leur avaient tourné le dos...
Puis le match a commencé. Je ne me souviens pas de tout parce que on hurlait tous à chaque action, mais je me souviens bien de la tristesse au moment du séchage de Betsen et de la déception pour le premier essai de All-blacks-gris et le jeu au pied de Beauxis. j'ai été à moitié surprise de nos difficulté en touche. A moitié seulement parce que je me souvenais avoir lu une interview d'un black la semaine précédente qui disait que son équipe allait tout faire pour compliquer le bon jeu des sauteurs français. Ca, ils l'ont dit, ils l'ont fait.
Puis heureusement, Beauxis a passé cette pénalité de 43 mètres en angle avant la mi-temps.
Pendant la pause, le bilan était mitigé. On hésitait entre "10 points d'écart c'est rien on peut y aller" et "On peut s'en prendre 15 pendant la deuxième periode, on va tous mourir!!!".
L'essai achevé brillament par Dusautoir a mis tout le monde d'accord. 13 à 13... on peut le faire. La dessus nouvel essai Néo Zélandais. Et finalement la bonne idée de Bernie. Faire rentrer Chabal, Szazerwski et Michalak.
Les deux premiers ont fait resssortir l'excellence de la défense française pendant tout le match. (192 plaquages, 10% de manqués contre les Blacks, ça se respecte). Chabal a été le plus beau parasiteur de sortie de balle de ce match et de bien d'autres. Il la voyait dans un ruck, il la voulait.
Le troisième enfin, a été à l'origine de l'essai que l'on sait, auteur d'une belle course puis d'une superbe passe à Jauzion-Quasimodo. Transformation réussie... 20 à 18... C'est pas possible.
Et pourtant.
Coup de sifflet de mon Anglais préféré (hum) et là tout se mèle.. la joie, l'incrédulité, les yeux dans le vague.. Tout ce qui veut dire grande émotion.
Puis on est repartis dans notre champs au bout du monde, bien loin de l'euphorie générale afin de perdre tranquillement notre regard et nos pensées dans les braises du feu. Là on s'est tournés tout doucement vers l'autre coté de la manche et on a croisé les regards anglais tout aussi surpris que nous.. Mais qu'est ce que c'est que cette demie qui sort de nul part?
16:00 Publié dans Coupe du Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe du monde, france, nouvelle zelande, quart



