mardi, 17 juin 2008

Coeur à coeur

   Il y a des semaines comme ça où il moins facile de supporter une équipe. Parce que supporter c'est s'offrir les meilleures joies après la victoire mais c'est aussi ressentir les plus grandes déceptions après la défaite. 

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Après la débacle footeuse qui ne m'a atteinte que très moyennement et la défaite du stade français, modérée par la troisième place conservée en demi-finales, c'est finalement la très injuste dure décevante défaite de nos bleuets face aux jeunes diables rouges aux portes de la demie finale de coupe du monde U-20 qui a eu raison de mon optimisme.

 En effet la constation la plus évidente était celle de la supériorité de la jeune formation française sur les Gallois pendant près de 75 minutes. De belles actions, de l'envie et un pack dominateur, tout était réuni pour que la recette soit la bonne. Mais au moment délicat de la conclusion, ça n'a tout simplement pas pris.

 Si la relève pour la suite du XV tricolore semble bien assurée, c'est surtout au niveau de l'arbitrage que certains se sont démarqués par leur technique... étonnante. Dickinson a du soucis à se faire. Enfin, magie du rugby, légitimité des coups de sifflet, les bleuets se sont pris un essai de pénalité bien mérité à la 78e minute et ce après avoir encaissé un nombre de plaquages hauts très très surprenant, et deux cartons jaunes.
Du coup ça a redonné du baume au coeur aux autres adversaires des bleuets qui on su exploiter à fond les 2 dernières minutes du matche pour finalement l'emporter. Parce que finalement 14 points en 2 minutes ça rentabilise l'affaire, surtout quand on part du score de 9 à 19.

 Alors c'est sans amertûme aucune que je félicite les vainqueurs du jour, accessoirement hôtes de la compétition qui, si j'eusse été leur fidèle supportrice, auraient, avec leur fin dantesque, sans aucun doute empli mon coeur d'allégresse et de fierté. Parce qu'un coeur de supporter ça doit connaître des hauts et des bas. Alors congrats guys et du coup tant que vous y êtes, je vous souhaite d'emporter la rencontre que vous nous avez piquée, qui n'est autre que la demie contre les Blacks. Histoire de ne pas être tombés pour rien.

 Pendant ce temps là, nous on va se préparer à se battre pour la cinquième place, face à nos pumas préférés mercredi. Match qui verra une équipe de France privée de Jérémy Braille, Rabah Slimani et Djibril Camara qui, un peu dépassés par leur passion à la fin de la rencontre de samedi ont mis des gestes sur leur frustration et ont voulu faire justice tout seuls. Ils seront déjà rentrés à Paris.

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Mercredi 18 juin

4ème groupe A – 4ème groupe D : Tonga - Japon
4ème groupe B – 4ème groupe C : USA - Fidji
3ème groupe A – 3ème groupe D : Irlande - Italie
3ème groupe B – 3ème groupe C : Ecosse - Canada
2ème groupe A – 2ème groupe D : France - Argentine
2ème groupe B – 2ème groupe C Samoa - Australie

Demi-finale : Angleterre - Afrique du Sud
Demi-finale : Nouvelle Zélande - Pays de Galles

 

Samedi 21 juin

Match entre vainqueurs Tonga-Japon et USA-Fidji pour les places 13 et 14
Match entre perdants Tonga-Japon et USA-Fidji pour les places 15 et 16

Dimanche 22 juin

Perdants Irlande-Italie et Ecosse Canada à Cardiff pour places 11 et 12
Vainqueurs France-Argentine et Samoa-Australie à Cardiff pour places 5 et 6
Vainqueurs Irlande-Italie et Ecosse-Canada à Newport Places 9 et 10
Perdants France-Argentine et Samoa-Australie Places 7 et 8

Petite finale à Swansea
Finale à Swansea

Merci à eux:

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AGNESI Nicolas (Toulon)
BASTAREAUD Mathieu (Stade français)
BELIE Mathieu (Stade toulousain)
BRAILLE Jérémy (Toulon)
CAMARA Djibril (Stade français)
CHAVANCY Henry (Racing Métro)
CHOLLON Arthur (Bordraux-Bègles)
DAVID Yann (Bourgoin)
DUMORA Julien (Pau)
DUMOULIN Alexandre (Bourgoin)
FALL Benjamin (Bordeaux-Bègles)
HEZARD Baptiste (Clermont-Auvergne)
JAULHAC Adam (Brive)
KERVAREC Kevin (Montpellier)
LACRAMPE Thierry (Tarbes)
LAKAFIA Raphaël (Grenoble)
LAURET Wenceslas (Biarritz)
MADAULE Louis (Narbonne)
MAESTRI Yoann (Toulon)
MAYNADIER Clément (Albi)
NAMY Guillaume (Brive)
PARRA Morgan (Bourgoin) (capitaine)
RALLIER Marc Antoine (Castres)
RIC Clément (Clermont Auvergne)
ROIDOT Jean-Baptiste (Biarritz)
SLIMANI Rabah (Stade français)

ENCADREMENT
MARIN Antoine (Chef de délégation)
SELLA Philippe (Manager)
AGOSTINI Philippe (Entraîneur)
BOHER Philippe (Entraîneur)
TURBLIN Philippe (Médecin)
JULIA Marc (Médecin)
CASSOU Cédric (Kinésithérapeute)
DOUBLIER Xavier (Kinésithérapeute)
DELOIRE Julien (Préparateur physique)
TATRY Thibault (Analyste Vidéo)

dimanche, 24 février 2008

Sad feeling of "Déjà-vu"

  Pour la troisième fois en un an, les Anglais ont su l'emporter, au moment où ça comptait vraiment.
Après nous avoir privé de Grand Chelem et de finale de coupe du monde, c'est la douloureuse récidive. Une fois de plus on rentre chez nous penauds, ramassés par le sweet chariot du XV de la rose.

 Le match a commencé à tout allure, avec une entame en mode bis repetita: un essai à l'effet assomant à la cinquième minute.

 Grâce à un nombre délirant surprenant de pénalités et de fautes concédées par les coqs, Wilkinson assure le good job et met en marche la machine à points.

 Puis vient le temps de la première mélée, secteur critique du XV face à l'Irlande... Bis repetita vous dis-je... Le pilier droit flanche une fois, deux fois et c'est la pénalité. Tout les efforts de D. Szarzerwki n'y feront rien, la mélée française est en crise. 

 On se rassure alors avec un essai marqué par l'effort qui aurait pu être un déclencheur, s'il avait été confirmé par une transformation. Mais le XV de France souffre de l'absence de butteur "régulier" et Damien Traille ne transforme pas celle là.

Pour compenser on veut alors lancer la botte secrète et ses fameuses chaussures oranges. Oui mais voilà, les nouvelles circulent vite et les Anglais n'ont pas l'intention de laisser courir qui que ce soit. C'est bien simple, la pelouse du Stade de France semble faire 10 mêtres de moins près de chaque touche. Il n'y a plus d'extérieur, plus de couloir, plus d'aile, plus de terrain d'expression, plus rien. La piste d'envole est tout bonnement fermée: ce soir les jets resteront au garage. Le temps d'assimiler cette nouvelle information, le mal est fait, le latin est perdu, le jeu se vérouille et c'est déjà la mi-temps.

En seconde période on peut encore y croire le score est même rédui à trois points d'écart, mais c'est sans compter sur Wilko et sa botte magique et assassine. Les Bleus y croient peut être encore un tout petit à la fin quand ils rêvent de rattrapper les 6 points qui le séparent de la victoire et qu'ils sont en possession de la balle. Mais David Skrela commet une nouvelle faute de main qui coute chère sur l'ardoise française puisqu'elle est à l'origine du dernier essai du monstrueux pack anglais.

 Au final, la fraîche équipe de France junior a payé cash les erreurs que l'on avait relevées dans le deux premiers matchs. Le GC ne sera pas pour 2008 mais il reste toujours de belles choses à accomplir. Cette défaite remet les compteurs à zéro. Tout est à reconstruire mais il y'a quelques belles bases. Le jeune Morgan Parra a bien tenu les rênes de la mélée, il supporte bien la pression. Julien Bonnaire est le roi incontestable de la touche et D. Szarzewski est un leader exceptionnel en puissance.

 Mais le résultat est là: Après avoir tout gagné ensemble, les trois equipes de bleus ont chuté face à l'Angleterre au seuil du Chelem.

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 Ce week end n'a pas pas été le théâtre de surprises, juste de belle prestations de l'Irlande et du Pays De Galles qui confirment la belle forme des Diables rouges et relancent les Celtes dans la course. Les Gallois quant à eux, trottinent devant les autres, seuls invaincus après trois matches du Tournoi. Ils semblent bien partis pour revivre leur beau Chelem de 2005.

lundi, 08 octobre 2007

Camping-quart

Moi aussi j'ai vécu un quart de finale inoubliable d'une manière peu banale.

J'ai passée le week-end au fond des Yvelines sous une toile de tente. Je participais à deux jours de "venez on apprends à se connaître" avec les membres de l'association dont je défends les couleurs. 
 Après avoir monté les tentes, on a effectué une mission repérage d'un PMU capable de recevoir une bonne trentaine de jeunes survoltés.

 C'est ainsi que la pression est montée tout doucement. Après l'apéro et les sandwichs qui ont eu un peu de mal à passer pour ma part, on a monté un convoi, direction le pmu de Dourdan, capitale mondiale du monde oval. Une fois sur place on a aménagé notre salle de projection perso avec des rangs et tout et tout et que le spectacle commence.

Alors oui j'avoue, mes mains tremblaient et mon coeur était serré comme jamais. Pfiouu waouu quelle émotion quand j'ai vu cette ligne bleu blanc rouge se dresser, droite et noble à un mètre seulement du redoutable haka gris. Ca a du leur faire drôle aux blacks par rapport aux Italiens qui leur avaient tourné le dos...

Puis le match a commencé. Je ne me souviens pas de tout parce que on hurlait tous à chaque action, mais je me souviens bien de la tristesse au moment du séchage de Betsen et de la déception pour le premier essai de All-blacks-gris et le jeu au pied de Beauxis.  j'ai été à moitié surprise de nos difficulté en touche. A moitié seulement parce que je me souvenais avoir lu une interview d'un black la semaine précédente qui disait que son équipe allait tout faire pour compliquer le bon jeu des sauteurs français. Ca, ils l'ont dit, ils l'ont fait.

Puis heureusement, Beauxis a passé cette pénalité de 43 mètres en angle avant la mi-temps.
Pendant la pause, le bilan était mitigé. On hésitait entre "10 points d'écart c'est rien on peut y aller" et "On peut s'en prendre 15 pendant la deuxième periode, on va tous mourir!!!".

L'essai achevé brillament par Dusautoir a mis tout le monde d'accord. 13 à 13... on peut le faire. La dessus nouvel essai Néo Zélandais. Et finalement la bonne idée de Bernie. Faire rentrer Chabal, Szazerwski et Michalak.
Les deux premiers ont fait resssortir l'excellence de la défense française pendant tout le match. (192 plaquages, 10% de manqués contre les Blacks, ça se respecte). Chabal a été le plus beau parasiteur de sortie de balle de ce match et de bien d'autres. Il la voyait dans un ruck, il la voulait.
Le troisième enfin, a été à l'origine de l'essai que l'on sait, auteur d'une belle course puis d'une superbe passe à Jauzion-Quasimodo. Transformation réussie... 20 à 18... C'est pas possible.

Et pourtant.

Coup de sifflet de mon Anglais préféré (hum) et là tout se mèle.. la joie, l'incrédulité, les yeux dans le vague.. Tout ce qui veut dire grande émotion.

Puis on est repartis dans notre champs au bout du monde, bien loin de l'euphorie générale afin de perdre tranquillement notre regard et nos pensées dans les braises du feu. Là on s'est tournés tout doucement vers l'autre coté de la manche et on a croisé les regards anglais tout aussi surpris que nous.. Mais qu'est ce que c'est que cette demie qui sort de nul part?

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mercredi, 03 octobre 2007

Oyé Oyé les tofs nouvelles sont arrivées

Des après midis Pays de Galles-Fidji à Toulouse:

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Au match à Marseille:
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En passant par les 3e mi temps à Toulouse:
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Tout est dans l'album Toulouse-Marseille!!
Merci Credi (la fameuse) pour tes pures tofoz du match.

lundi, 17 septembre 2007

Score anniversaire pour un XV de France rajeunit

 Dimanche soir, les coqs enfin farouches et dynamiques se sont imposés très largement au stadium medium_RWCTOU19_RUGBY-WORL_0916_03.jpgface à la Namibie. Le ton a été donné dès le début avec un bel essai de C. Heymans qui a permi à tout le monde de mieux respirer.

 A la 12e minute, le contrat qui consistait à obtenir le point de bonus offensif au minimum est à moitié rempli grâce à l'essai de Marty. "On peut le faire en fait. On peut le faire avec la manière!" C'est ce qu'ils ont du se dire sur le terrain. Ils ont relevé la tête et bombé le torse et ont fait un pied de nez à la loi des séries. (Cette semaine, non content de perdre uniquement leur match d'ouverture de coupe du monde en rugby, les bleus ont été battus en foot, en basket et en volley.. L'addition était un peu salée pour une semaine sportive).
 A la 19e minute se produit probablement un tournant majeur du match. Quelqu'un parvient à sécher destructorchabalou. L'imprudent, Jacque Nieuwenhuis a du regretter immédiatement de s'y être prit ainsi, puisque sa cravate condamna son équipe à jouer sans lui pour les 60 minutes restantes. On a tous eu une une petite frayeur pour notre sea bass national, mais finalement, malgré ses yeux derrière la tête, il a comme remit sa machoire en place et hop est reparti en trottinant. Là Nieuwenhuis a du se sentir vraiment... à l'abri.

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 Trois minutes plus tard suivait un essai de T. Dusautoir. Puis à la 32e minute, le premier essai de L. Nallet suivi de près par le premier de Vincent Clerc [38e], le 2e de Nallet [40e], un essai de J. Bonnaire [47e], le premier de Chabal (que soit dit en passant j'ai adoré par les différents gestes qui l'ont ponctués et qui, pour une fois, ont été captés par le réalisateur. Le geste de la main de Chabalou, les coups d'oeil furtifs d'Elissalde et finalement cette sublime passe au pied ajustée par l'homme du match) à la 49e, suivi par le deuxième consécutif de Chabal (Outstanding course de 50m !!!) [54e], puis par l'essai de JB Elissalde et des deux derniers de Clerc [59e et 65e] et enfin le tout complété par l'essai du capitaine de coeur des Français, Ibanez [75]. Ca fait un beau constat tout ça.

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medium_RWCTOU43_RUGBY-WORL_0916_03.2.jpgPendant ce temps là, les Welwitschias faisaient de leur mieux et s'appliquaient notament avec un très beau drop de Wessels à la 10e minute, et en concluant la rencontre avec un essai de 70m pour l'honneur salué comme il se doit par le public du stadium.

 

 

Evidemment il y'a eu quelques ratés, des moins biens ou juste des ombres au tableau. Le fait de combattre un adversaire numériquement diminué est un de ces points. On ne pouvait pas vraiment constater la domination en mélée puique les Namibiens de leur coté n'étaient que 7. Il y a eu quelques fautes de mains frustrantes. Des déchets par ci par là.

Mais finalement, de la Chabalitude imposante du héros éponyme salué par son propre fan club, à la brillante démonstration de french flair de Fred Michalak et JB Elissalde, on peut dire qu'on a eu enfin droit à un vrai dimanche. En ce jour symbole de ballon oval, d'amitiés 3e mitemptales et de combats rugbystiques, les bleus nous ont innondés de clins d'oeil. Au final, cette avalanche d'essais offre aux Bleus un score de 87. Symbolique...

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photos : sports.fr

dimanche, 09 septembre 2007

A froid

C'est ainsi que les Français ont entamé leur match vendredi soir.

Je sais que vendredi soir a été tourné dans tous les sens, que le ballon empoisonné s'est passé de mains en mains, mais il faut aplanir pour mieux repartir.

Une théorie accuse aujourd'hui, la façon désastreuse dont les coachs auraient géré les heures précédent le match des coqs.

En effet, quelque heures avant le début de la rencontre, le staff a décidé de lire aux bleus, alors sous tension et à hui-clos depuis un moment, la lettre de Guy Mocquet. Cette lettre est celle d'un résistant français âgé de 17 ans à ses parents, alors qu'il est condamné à mourir dans les jours qui suivent. La lecture de cet écrit déchirant avait semble-t'il pour but de motiver les troupes, de leur mettre une bonne pression, de leur faire penser à l'honneur de la patrie peut-être, qui sait... Mais curieusement les phrases telles que "ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose" ne donnèrent pas aux bleus la pêche escomptée et auraient provoqué une soudaine baisse de moral, voire quelques larmes de nos grands costauds déjà fort tendus.

Après ce pic émotionnel qui freina l'ambition et coupa l'impatience cinq heures à peine avant le jeu, les bleus durent subir une remise des maillots solennelle effectuée par ... les huit exclus du jour, les condamnés de la tribune, les oubliés du grands soir. Cette cérémonie d'avant match finit d'achever le vascillant enthousiasme et les joueurs furent jetés, tout chamboulés sur le terrain, en laissant leur jambes au vestiaire.

Alors que l'on pouvait contempler les Argentins plein d'énergie pendant les hymnes, trop heureux d'être là et de pouvoir en découdre, on assistait, impuissants à l'allure endeuillée des hôtes. Dominici était pâle comme la neige, on ne lui donnait guère plus de dix minutes à tenir avant la défaillance...

Alors voilà qui expliquerait peut-être en partie, ce spectacle de pantins, d'automates sur leur ligne de baby-rugby, réglés mais le coeur ailleurs, dans les tribunes ou même plus loin, dans ce monde qui dehors, continue de tourner vraiment de travers.

 

 

 ps: 21/09 ...!

samedi, 08 septembre 2007

A chaud

Ah comme je regrette le doux confort de l'expectative...

 Il est loin le temps de et si ...peut être que ...?

Si la déception est présente et indissimulable, la surprise elle, n'est pas affichée sur mon visage.

Je l'ai senti monter ce dénouement, perceptible dans l'air comme jadis dans la clameur de Twickenham. Ils nous ont endormis avec leurs "on s'en fout on va gagner". Ils nous ont bien eus tous ces gens autour de nous avec leur air serein et leur moue d'indifférence. Le favori se prend si souvent les pieds dans les premières marches à gravir. Futur champion n'écoute pas ceux qui te donne vainqueur, n'oublie pas de te soumettre au doute, tourne le dos à la certitude.

 Alala Argentine quel piège tu nous a tendu. Tu as troqué ton costume de puma pour celui d'araignée et tu nous a tout doucement dévorés. Tout au long de ton repas je nous croyais vivants et nous étions déjà morts. L'esprit était déjà parti quand le corps se livrait à ses derniers sursauts.

La défaite est cruelle mais la fête était belle. Tant de gens dans la ville lumière, qui pour noyer son chagrin, qui pour continuer d'y croire. Personne ne voulait s'endormir tant il redoutait le réveil.

J'ai déambulé un moment le long des rues pavées. Cette nuit tous les chats étaient gris. Chassés de leur stade par les pumas, ils erraient dans les faubourgs parisiens, hantés par les vainqueurs absents. La dernière mi-temps était unicolore, teintée de bleu nuit. Parfois il est vrai, on croisait du blanc et rouge, du vert ou du jaune mais jamais de bleu ciel et blanc. Les "Argentina!" qui résonnaient ça et là étaient souvent l'oeuvre de publics égarés, opportunistes ou simplement désireux de fêter une victoire.

En tout ça peu de négatif, juste une belle occasion d'aller à la rencontre de l'autre, de partager de beaux moments en amoureux de l'oval. Peu importe à qui profite le coup d'envoi, à nous de profiter de cette superbe fête tout autour de nous, de penser à la part de légende qui s'inscrit là maintenant sous nos yeux. Rien ne se perd.. commençons dès maintenant à transformer. Le phoenix ne pourrait pas renaître s'il n'était jamais cendres, écartons l'amertume... Place à demain.

Allez les petits.

Ps: J'ai soupiré quand j'ai vu la cérémonie d'ouverture, j'ai sursauté quand j'ai vu que Dickinson assistait, j'ai pleuré quand ils l'ont emporté, j'ai adoré discuter avec l'équipe des parlementaires australiens.