jeudi, 11 octobre 2007
Juste un week end d'octobre.
C'est ainsi qu'ils vous décoiffent une équipe de Nouvelle-Zélande donnée championne du monde en 1999 et perdent un Chelem contre un XV de la Rose en bien mauvais état en 2007.
En 2006, d'autres bleus finissent deuxièmes de leur poule derrière la Suisse, à cause de matchs nuls face à ces derniers (Alain.. cassdédi) et face à la Corée du Sud. Par la suite, ils s'imposent face aux favoris de la compétition: l'Espagne, le Brésil et le Portugal...
Paradoxal... Impossible n'est pas français? Well, parfois il faut savoir tenter le possible.. pour voir ce que ça fait un peu, come on..
The question is, assisterons nous à une revanche pour les deux matchs de préparation, ou une revanche pour une défaite mm.. à oublier, à twickenham en 2007 et une en demi finale 2003? Aïe réponse samedi soir.
En passant d'un bleu à l'autre, je me réjouis de la présence de l'Argentine à ce stade de la compétition et je ne peux pas m'empecher de penser que des pumas contre des springboks ça peut donner quelque chose de vraiment vraiment grand. (Dit comme ça, on n'a pas la même affiche qu'avec des coqs et des roses non? En fait je trouve que ça fait très européen.. Le coq contre la rose... C'est autrement plus poétique..).
Ce match apporte quelque chose de neuf, de frais au visage des gens qui ne le sentent même pas tellement ils ont les yeux rivés et collés dans leur jumelle zoom x200 vers un nouveau crunch.
Comme l'a si bien di Jonah Lomu, "mon coeur est avec les Argentins, mais ma tête me souffle Afrique du Sud".
Ben écoute Jonah, moi j'dis tout comme toi parce que j'agree carrément with you. Pourvu que cette affiche impressionnante impresionne Sid et qu'il accorde aux félinS un droit de parole dans un de nos beaux championnats.
By the way je ne savais pas que l'Argentine avait abrité la naissance d'une des plus vieilles fédérations de rugby au monde. En 1899, la River Plate Rugby Football Union rassembla quatre clubs de Buenos Aires. Classe.
23:20 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argentine, springbok, demi finale, coupe du monde
dimanche, 09 septembre 2007
A froid
C'est ainsi que les Français ont entamé leur match vendredi soir.
Je sais que vendredi soir a été tourné dans tous les sens, que le ballon empoisonné s'est passé de mains en mains, mais il faut aplanir pour mieux repartir.
Une théorie accuse aujourd'hui, la façon désastreuse dont les coachs auraient géré les heures précédent le match des coqs.
En effet, quelque heures avant le début de la rencontre, le staff a décidé de lire aux bleus, alors sous tension et à hui-clos depuis un moment, la lettre de Guy Mocquet. Cette lettre est celle d'un résistant français âgé de 17 ans à ses parents, alors qu'il est condamné à mourir dans les jours qui suivent. La lecture de cet écrit déchirant avait semble-t'il pour but de motiver les troupes, de leur mettre une bonne pression, de leur faire penser à l'honneur de la patrie peut-être, qui sait... Mais curieusement les phrases telles que "ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose" ne donnèrent pas aux bleus la pêche escomptée et auraient provoqué une soudaine baisse de moral, voire quelques larmes de nos grands costauds déjà fort tendus.
Après ce pic émotionnel qui freina l'ambition et coupa l'impatience cinq heures à peine avant le jeu, les bleus durent subir une remise des maillots solennelle effectuée par ... les huit exclus du jour, les condamnés de la tribune, les oubliés du grands soir. Cette cérémonie d'avant match finit d'achever le vascillant enthousiasme et les joueurs furent jetés, tout chamboulés sur le terrain, en laissant leur jambes au vestiaire.
Alors que l'on pouvait contempler les Argentins plein d'énergie pendant les hymnes, trop heureux d'être là et de pouvoir en découdre, on assistait, impuissants à l'allure endeuillée des hôtes. Dominici était pâle comme la neige, on ne lui donnait guère plus de dix minutes à tenir avant la défaillance...
Alors voilà qui expliquerait peut-être en partie, ce spectacle de pantins, d'automates sur leur ligne de baby-rugby, réglés mais le coeur ailleurs, dans les tribunes ou même plus loin, dans ce monde qui dehors, continue de tourner vraiment de travers.
ps: 21/09 ...!
03:20 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, argentine, coaching
samedi, 08 septembre 2007
A chaud
Ah comme je regrette le doux confort de l'expectative...
Il est loin le temps de et si ...peut être que ...?
Si la déception est présente et indissimulable, la surprise elle, n'est pas affichée sur mon visage.
Je l'ai senti monter ce dénouement, perceptible dans l'air comme jadis dans la clameur de Twickenham. Ils nous ont endormis avec leurs "on s'en fout on va gagner". Ils nous ont bien eus tous ces gens autour de nous avec leur air serein et leur moue d'indifférence. Le favori se prend si souvent les pieds dans les premières marches à gravir. Futur champion n'écoute pas ceux qui te donne vainqueur, n'oublie pas de te soumettre au doute, tourne le dos à la certitude.
Alala Argentine quel piège tu nous a tendu. Tu as troqué ton costume de puma pour celui d'araignée et tu nous a tout doucement dévorés. Tout au long de ton repas je nous croyais vivants et nous étions déjà morts. L'esprit était déjà parti quand le corps se livrait à ses derniers sursauts.
La défaite est cruelle mais la fête était belle. Tant de gens dans la ville lumière, qui pour noyer son chagrin, qui pour continuer d'y croire. Personne ne voulait s'endormir tant il redoutait le réveil.
J'ai déambulé un moment le long des rues pavées. Cette nuit tous les chats étaient gris. Chassés de leur stade par les pumas, ils erraient dans les faubourgs parisiens, hantés par les vainqueurs absents. La dernière mi-temps était unicolore, teintée de bleu nuit. Parfois il est vrai, on croisait du blanc et rouge, du vert ou du jaune mais jamais de bleu ciel et blanc. Les "Argentina!" qui résonnaient ça et là étaient souvent l'oeuvre de publics égarés, opportunistes ou simplement désireux de fêter une victoire.
En tout ça peu de négatif, juste une belle occasion d'aller à la rencontre de l'autre, de partager de beaux moments en amoureux de l'oval. Peu importe à qui profite le coup d'envoi, à nous de profiter de cette superbe fête tout autour de nous, de penser à la part de légende qui s'inscrit là maintenant sous nos yeux. Rien ne se perd.. commençons dès maintenant à transformer. Le phoenix ne pourrait pas renaître s'il n'était jamais cendres, écartons l'amertume... Place à demain.
Allez les petits.
Ps: J'ai soupiré quand j'ai vu la cérémonie d'ouverture, j'ai sursauté quand j'ai vu que Dickinson assistait, j'ai pleuré quand ils l'ont emporté, j'ai adoré discuter avec l'équipe des parlementaires australiens.
04:50 Publié dans Coupe du Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, argentine, rugby, match, ouverture, coupe du monde
jeudi, 21 juin 2007
Une équipe pas comme les autres... Plutôt comme la notre.
Les pumas argentins composent sans doute la formation engagée dans la coupe du monde 2007, la plus francisée de toutes.
Avec pas moins de 20 joueurs membres de notre championnat national dans ses rangs, je crois qu’on peut dire que c’est une équipe de plus en plus importante dans le paysage international rugbystique.
Elle vient de battre à deux reprises les Irlandais, qui forment avec nous et les fameux pumas le trio de choc de la poule D…
Le groupe au complet:
Horacio Agulla (Hindu club), Patricio Albacete (Toulouse), Rimas Alvarez Kairelis (Perpignan), Marcos Ayerza (Leicester), Lucas Borges (Stade français), Marcelo Bosch (Biarritz), Manuel Carizza (Biarritz), Felipe Contepomi (Leinster), Manuel Contepomi (Club Newman), Ignacio Corleto (Stade français), Toms de Vedia (Saracens), Martin Durand (Montpellier), Ignacio Fernandez Lobbe (Sale), Juan Martin Fernandez Lobbe (Sale), Nicolas Fernandez Miranda (Hindu club), Genaro Fessia, Martin Gaitan (Biarritz), Pablo Gambarini (CASI), Santiago Gonzalez Bonorino (Capitolino), Eusebio Guinazu (Agen), Omar Hasan (Toulouse), Juan Martin Hernandez (Stade français), Mario Ledesma (Clermont), Juan Manuel Leguizamon (London Irish), Francisco Javier Leonelli Morey (Glasgow), Gonzalo Longo Elia (Clermont), Esteban Lozada (CASI), Federico Martin Aramburu (Perpignan), José Mara Nunez Piossek (Bayonne), Lucas Ostiglia (Agen), Agustin Pichot (Stade français), Rodrigo Roncero (Stade français), Martin Scelzo (Clermont), Martin Schusterman (Leeds), Hernan Senillosa (Hindu club), Federico Serra Miras (SIC), Bernardo Stortoni (Bristol), Gonzalo Pedro Tiesi (London Irish), Federico Todeschini (Montpellier), Nicolas Vergallo (Jockey Club), Alberto Vernet Basualdo (Asociacion Alumni).
Les joueurs en gras évoluent dans le top 14 et les joueurs en italique évoluent dans les divers championnats du Royaume Uni dans les équipes que l'on l'habitude de rencontrer en H-cup.
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Même si on les voit évoluer avec plaisir tout au long de la saison dans nos équipes, tout cela semble un peu effrayant à mon goût…
Allez... RDV le 07 septembre sur une pelouse qui ne leur sera pas tout à fait inconnue.
14:35 Publié dans Coupe du Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hernandez, h-cup, coupe du monde, argentine, pumas



